Atlas des théories des RI
Pondération historique des théories des relations internationales, 1815–2026
Séparer ce que le monde faisait, ce que les gouvernements disaient, et ce que l'université pensait.
- 211années couvertes
- 3strates distinguées
La question
Dire qu’une époque était « réaliste » ou « libérale » mélange trois choses très différentes : ce que les États faisaient réellement, ce que leurs dirigeants affichaient comme doctrine, et ce que l’université tenait pour le cadre légitime d’analyse. Ces trois strates ne coïncident pas, et leurs décalages sont précisément ce qui est intéressant.
L’Atlas les sépare et les suit en parallèle de 1815 à 2026.
La méthode
Le système repose sur une pondération estimée : pour chaque période, chaque théorie reçoit un poids sur chacune des trois strates. Deux lectures sont proposées :
- une vue normalisée, où les pourcentages expriment des parts relatives à l’intérieur de l’ensemble de théories retenu ;
- une vue brute, où les intensités sont indépendantes les unes des autres.
La distinction compte : un pourcentage n’est jamais une part du monde, seulement une part de la palette théorique choisie. L’interface propose graphiques interactifs, tableaux comparatifs et navigation par période.
Où ça en est
C’est un prototype, et il est affiché comme tel. Le projet valide la chaîne technique — modèle de données, pondérations, rendu — mais les scores, preuves et références actuellement en ligne constituent un jeu de départ généré, explicitement non vérifié et à re-sourcer. Rien de ce qui est publié ne doit être cité comme référence historiographique en l’état.
Limites assumées
Outre le jeu de données à reprendre, deux limites tiennent à la conception même. Le choix de la palette de théories détermine mécaniquement toutes les parts relatives : ajouter une école redistribue l’ensemble. Et la pondération rétrospective de la « réalité stratégique » est une lecture d’aujourd’hui projetée sur hier — un jugement, pas une mesure.