Analyse des phases géopolitiques
Strategic Phase Analysis
Produire des diagnostics géopolitiques comparables, auditables et réutilisables.
- 4cas d'étude P0
- 3preuves minimum par phase
- 10sources datées minimum par cas
La question
Deux analyses d’une même crise sont rarement comparables : elles ne découpent pas la situation de la même façon, ne pondèrent pas les mêmes signaux, et ne disent presque jamais ce qu’il faudrait observer pour changer d’avis. Le diagnostic géopolitique reste largement un exercice d’auteur.
Ce projet propose l’inverse : une méthode assez contrainte pour que deux analystes appliquant les mêmes règles aux mêmes faits produisent des fiches qu’on peut poser côte à côte.
La méthode
La méthode est publiée en six documents versionnés, qu’on peut lire et contester un par un : une spécification d’ensemble, une taxonomie des phases qui fixe le vocabulaire du découpage, des règles de scoring reproductibles, des critères de preuve, des règles de surveillance des transitions et des règles de validation outillées par scripts.
Les critères de preuve posent des planchers chiffrés, et c’est là que la méthode mord : pas de phase déclarée dominante sous trois éléments probants, pas de basculement annoncé sous trois signaux documentés, pas de cas P0 sous dix sources datées. S’y ajoute un journal des corrections de méthode, où les révisions restent visibles au lieu d’être réécrites.
Le point le plus important est un refus. Un modèle de langage préremplit bien le
diagnostic — mais la fiche sort avec le statut analyst_review_required, et la
règle est écrite noir sur blanc : le LLM ne valide jamais. La décision de
phase, les scores critiques et le statut de transition relèvent de l’analyste.
Quatre cas d’étude servent de banc d’essai : mer Rouge et Bab el-Mandeb, détroit d’Ormuz, Taïwan et les semi-conducteurs, Ukraine et mer Noire.
Où ça en est
Les six spécifications V1, la matrice comparative et les quatre cas P0 sont publiés, avec leurs sources datées. Le site est bilingue français-anglais. Le projet se présente lui-même comme un cadre heuristique, pas comme un instrument de mesure — la nuance est de lui.
Limites assumées
Une méthode contrainte gagne en comparabilité ce qu’elle perd en finesse : ce qui n’entre pas dans la taxonomie n’est pas vu. Les seuils de preuve sont des conventions défendables, pas des vérités. Et la comparabilité entre fiches suppose une discipline d’application que rien, hors relecture, ne garantit.